Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 15:35

Dépêche HS n°2.

Je n'ai pas trop envie de parler poltique ces jours-ci. Donc parlons d'autre chose.

Pendant mes vacances en métropole, je n’ai pu échapper au phénomène télévisuel de l’été : secret story.

J’en avais entendu parler mais là, j’ai vu. Et ben, vini vidi, vomi, si j’ose dire. En effet, ce n’est pas tant la pauvreté des échanges ou l’étalage de rien qui m’a soulevé le cœur, mais plutôt le rôle donné aux téléspectateurs par les producteurs et les diffuseurs de cette émission, celui de voyeur.


Si le voyeurisme est une perversion, alors elle doit être bigrement rémunératrice pour ses promoteurs, car ils n’hésitent pas à mettre le paquet.


Et je ne parle pas ici de seins, de fesses ou du reste. Je parle du sentiment de honte qui vous assaille quand vous assistez à une scène que vous ne devriez pas voir : un couple qui se fait ses adieux, l’une devant sortir alors que l’autre reste ; un couple qui se déchire, l’une apprenant devant tout le monde que sont « chéri » la largue ; une discussion entre deux amis qui ont cru « se trahir » l’un l’autre. Bref, le téléspectateur est invité dans ces cas-là à pénétrer une intimité qui ne le regarde pas.

Plus encore, l’animateur de cette émission, semble prendre un malin plaisir à commenter ces moments, invitant les téléspectateurs à s’apitoyer, s’indigner, se gausser ou simplement s’étonner de ce que peuvent se dire deux personnes en tête-à-tête. Le même animateur, pourchassé par les paparazzis, doit penser que c’est bien le tour des autres d’être épiés dans leur intimité.


Et si je n’ai pas vu plus de cette émission, je lis maintenant avec curiosité ce qu’en disent les journaux afin de voir jusqu’où la logique d’un tel programme peut aller.


J’ai ainsi constaté que les journaux font leur beurre tout comme la chaîne qui programme cette saleté. C’est à qui colportera les ragots les plus salaces, qui rapportera les propos les plus stupides tenus « dans la maison », qui essaiera de déterminer l’impact du phénomène, etc. Personne pour stigmatiser une chaîne qui encourage plusieurs millions de personnes tous les jours à se vautrer dans leurs bas instincts.


A la radio, c’est pareil. On remarque le bel été de la chaîne, qui retrouve des spectateurs, on commente les parts de marché, on invite les concepteurs du cloaque et si l’on ose une critique, c’est pour dire « c’est scénarisé ! » ou « qu’ils sont bêtes vos candidats ! ».
Au surplus, comme si cela ne suffisait pas, l’argument selon lequel critiquer l’émission reviendrait à insulter les téléspectateurs semble avalisé par le plus grand nombre. « Ces jeunes sont le reflet de leur génération » donc il n’est pas admissible de dire que cette émission est nulle. D’abord parce qu’en le faisant, vous insultez les jeunes ; ensuite parce le nombre de connexions internet sur le site de l’émission étant monstrueux et le succès n’étant pas discutable, critiquer équivaut à se poser en juge des téléspectateurs, en sorte de père-la-morale dépassé, qui ne comprend rien à rien.


Jamais on ne critique l’émission pour ce qu’elle est : une intrusion dans la vie privée ; une sollicitation des bas instincts, une normalisation d’une conduite perverse, le voyeurisme.


Certes, les participants sont liés par contrat. Certes, ils peuvent quitter la maison quand ils le veulent. Et alors ? Ce ne sont pas des acteurs qui travaillent ! Faut-il tout excuser de la part de la production, simplement en raison de l’existence d’un cadre juridique ? Faut-il tout montrer, simplement parce qu’on s’en est donné le droit ?


Les personnes ne sont pas des objets. On ne peut pas les manipuler comme bon nous semble, simplement parce qu’un contrat existe.


Et si je veux bien admettre que ces jeunes sont le reflet d’une génération, après tout pourquoi pas, cela m’inquiète. Par contre, je ne peux admettre que cette émission soit qualifiée de succès. Pour moi, c’est un véritable échec de la télévision : la preuve que cet outil de communication doit être manié avec précaution.


Brûlez votre télé, c’est un conseil. Moi, je m’en suis débarrassé il y a longtemps et ce que j’ai vu cet été m’a montré que j’avais eu raison de le faire.


Vive le business du malheur,


Vive la télé à la poubelle,

Vive les vacances  

Par Bojemoï - Publié dans : Evidences évidentes
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 06:44
Dépêche HS n°1

Date : 25/06/09

Aujourd'hui, le Parti du Bojemoï en Vacances voudrait vous avertir que le Bojemoï est en vacances. Son retour n'est pas encore précisé par son secrétariat général, mais il devrait se situer dans un futur proche.

Allez, comme disait l'auvergnat : Au revoir !

http://www.youtube.com/watch?v=CstPu4ZSmvE
Par Bojemoï - Publié dans : Joie, Noël et Fiscalité
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 14:20
Dépêche n°70
Lien : y'en a toujours pas
Date : 18/06/09

Frédéric L, après s’être inquiété de la santé du Napoléon Sobre, s’élança vers le lutrin de sa démarche féline de grand fauve lobbyiste. Le Nénuphar Sacré allait bien mais on le traînait maintenant vers les commodités où il pourrait sans doute se débarrasser de son excès de jus de pomme à la bière.


« Dommage » se dit Frédéric L. dans son for intérieur. Il aurait bien aimé que Son Nidole puisse l’entendre tancer les cadres de ce parti de ramollis. Car le Nénuphar Sacré aimait tancer les gens et, plus encore, il aimait voir ses jeunes fidèles faire de même à ces vieilles barbes qui le méprisaient lorsqu’il n’était qu’un alibi sécuritaire pour le monarque précédent. Frédéric L. savait tout cela. Il connaissait par cœur le nom des anciens traîtres et nouveaux amis ; il se récitait tous les soirs la longue liste de ceux qui connaîtraient incessamment le sort de Michel B., cette grande andouille prochainement exilée à Bruxelles.

-          Mes chers amis, attaqua-t-il, ne vous inquiétez pas, Son Altesse va bien. Rasseyez-vous et écoutez-moi.


Malheureusement, son prestige n’était pas véritablement au plus haut et il eut beaucoup de mal à ramener le silence. Ses « amis » aimaient bien l’entendre dire n’importe quoi dans le cadre de sa fonction, puisque son rôle était d’attaquer tous azimuts les ténors de l’opposition, mais ils répugnaient à lui serrer la main en public, affichant même pour certains un certain dégoût voulant dire : « je ne cautionne pas les propos de ce trublion ». Aussi, le Nénuphar Sacré étant momentanément absent de la salle, ils osaient ignorer le sémillant chevelu qui réclamait la parole.

Frédéric L. sentait monter en lui la colère du méprisé mais il s’efforçait de garder son calme. Certains dans la salle pourraient peut-être servir sa carrière, qu’il espérait destinée aux plus hauts revenus, et il n’était pas besoin qu’il se les mette à dos par des propos déplacés dans cette enceinte. Il enrageait néanmoins.

 

Pendant ce temps, le Nabab Spasmophile était penché sur la cuvette des toilettes et vivait le douloureux passage du jus de pomme à la bière dans le sens de la remontée. Il n’avait pas encore les idées claires mais une certitude l’envahissait : on avait essayé de l’empoisonner et Xavier B. était le coupable.

Celui-ci, devant la porte, tremblotait et, ce faisant, provoquait un tintement continu de la tasse de café qu’il avait voulu apporter personnellement au Chef pour le remettre sur pieds. Il avait été horrifié en voyant entrer le Nénuphar Sidéral dans les commodités, soutenu par ces CRS personnels, et absolument tétanisé par le regard que son mentor lui avait lancé avant de s’engouffrer à l’endroit où même le roi va tout seul.

« Il m’en veut, il m’en veut ! Ô mon Dieu ! Ô mon Dieu ! »


Il avait pensé se suicider immédiatement en se bourrant de médicaments mais comme il n’avait sur lui que ses remèdes contre la constipation, il avait renoncé. Au lieu de cela, il s’était précipité à la machine à café, avait perdu deux pièces, roulant sous la machine, tellement il tremblait en essayant de les introduire dans cette si minuscule fente pour ses gros doigts boudinés, et avait seulement réussi à ne pas tout renverser en se rendant au buffet. Là, il avait copieusement salé le café pour que celui-ci ait l’effet escompté, et il était reparti vers les commodités. Puis il avait fait demi-tour, était revenu au buffet et avait cherché une tasse et une soucoupe. Il ne pouvait décemment pas apporter un café au plus haut représentant de la France éternelle dans un gobelet ! Maintenant il attendait, le corps secoué de spasmes à chaque fois qu’il entendait ceux derrière la porte ; les yeux larmoyants, le transit de plus en plus aléatoire et le regard du CRS personnel du chef planté dans le sien, comme une accusation et une annonce de son futur sort. Il avait été rétrogradé de ministre à sous-chef de parti, ce qui l’avait profondément blessé, et il risquait maintenant le pire. Les régionales était pour l’année prochaine et il allait sans doute devoir s’exiler loin de la capitale, à gérer une région de bouseux, loin des dorures du pouvoir. Pire, il serait peut-être obligé de recommencer sa carrière d’assureur, où il avait perdu toute crédibilité depuis qu’il était devenu ministre du travail et de l’emploi. Qui voudrait croire un assureur qui n’avait pour bilan que des catastrophes ? Son avenir s’assombrissait à chaque bruit informe provenant de l’endroit où le Nénuphar Sacré s’était isolé.

« Ô mon Dieu, Ô mon Dieu, qu’est-ce que je vais devenir ? »

 

Frédéric L. quant à lui, avait des envies de meurtre. Il n’arrivait toujours pas à obtenir le silence. Personne ne lui donnait ne serait-ce que l’impression de s’intéresser à lui.

C’est alors qu’il sentit une présence à ses cotés. Patrick D. s’était levé et s’était approché.

-          Tu permets ? dit ce dernier en se penchant pour parler dans le micro.

Frédéric L. se recula. Il se méfiait de Patrick D. depuis toujours. Un type qui avait eu une jeunesse tumultueuse et qui avait eu le flair de s’allier à Notre Seigneur au bon moment était forcément redoutable. De plus, son exil, traduit par la non-obtention d’un poste à l’heure de la victoire du Héros, était maintenant terminé et le retour en grâce définitif. S’il y avait bien une personne avec qui ne pas se brouiller ces jours-ci, c’était Patrick D. Bon Brice H. aussi, car c’était depuis toujours le chouchou du Boss, mais Brice H. était limité intellectuellement et n’irait jamais plus haut que ce qu’il était aujourd’hui. Il tomberait immédiatement le jour de la retraite du Boss, en 2016. Par contre Patrick D. avait prouvé dans le passé, qu’il était tout à fait capable de s’adapter. Il était donc dangereux.

-          Mes amis, commença Patrick D., je vous rappelle que le remaniement ministériel qui aura lieu très prochainement se décidera ces jours-ci.


La foule se tut instantanément. Chacun retrouva sa place et se concentra. Frédéric L. fut malgré tout impressionné par la fine analyse de Patrick D. Quant à celui-ci, il lui souriait d’un air voulant dire : « tu as encore des choses à apprendre petit scarabée ».


Frédéric L. put enfin présenter notre analyse :

-          Il ne faut regarder ce résultat en termes de victoire ou de défaite. Danser sur les tables après une soi-disant victoire aux européennes, c’est se prendre pour un imposable qui remercie le gouvernement après la suppression de la première tranche d’imposition ! C’est ridicule, ça n’engage pas l’avenir et en plus ça ne garantit rien. La promesse d’un tel résultat est à reconsidérer à l’aune des enjeux !


Le public grondait. Si le Nénuphar Sacré pouvait tancer en toute liberté, Frédéric se rendait compte une nouvelle fois qu’il n’en avait pas encore les moyens. Il décida pourtant de continuer dans la même veine.

-          Et quand je parle d’enjeux, je parle de ce qui se joue au Parlement européen ! Rien, rien du tout !

Le grondement se transforma en bronca.

-          Mais oui, rien du tout ! La majorité acquise par notre coalition ne pouvait être remise en question ! José Manuel B. est bien assis à son poste et même si nous avions fait 20%, cela aurait été le cas ! Bref, l’enjeu n’existait pas dans cette élection. A la limite, on peut considérer qu’un mauvais résultat aurait été un signal à l’adresse du Nénuphar Sacré…

-          Ben oui, justement ! Il y avait donc un enjeu hurla Jean-François C., qui visiblement, était de retour et entretenait vicieusement le chahut.

-          Ah bon, répondit Frédéric L. Et vous voudriez aussi nous faire croire, peut-être  qu’il y avait un enjeu aux dernières municipales alors !


Jean-François C. ouvrit la bouche pour répondre mais se ravisa instantanément. Il avait bien vu « ses amis » retenir leur souffle. Si jamais il répondait par l’affirmative, il avalisait ainsi l’hypothèse d’une claque pour le Nénuphar Sacré alors que toute la stratégie de l’Unique et Magnifique Parti avait été après les municipales de souligner le caractère local et non national de ces élections. Et s’il répondait par la négative, il se contredisait. Ce petit enc… roublard de Frédéric L. l’avait bien eu. Il en tira la conclusion qui s’imposait : il se tut. Mais il enrageait de voir l’orateur goguenard et plus encore, de voir Patrick D. aux anges.


Frédéric L. poursuivit :

-          Il n’y avait pas d’enjeux donc. De plus, si l’on veut analyser ces résultats, la question primordiale est la suivante : où sont nos réserves ? Hein, où sont-elles ?

L’assemblée se calmait. Les jeunes filles se pâmaient devant la prestance du beau chevelu. Il avait claqué le beignet à Jean-François C. et en plus, il maîtrisait l’assemblée.

-          Faut-il croire que la coalition des chasseurs et de l’excité du bocage constituent des réserves ? à 5% ? Faut-il croire que l’héritière à la tête des bas du Front constitue notre réserve ? à 6% ? Faut-il croire que les derniers enragés au coté de François B., l’incontrôlable des Pyrénées constituent notre réserve ? à 8% ? Dans chaque cas la réponse est non. Ces gens-là nous haïssent presqu’autant qu’ils haïssent le Parti des Simagrées. Et même si nous arrivions à récupérer deux tiers de leurs voix, nous arriverions péniblement à 40% au total !

-          Et l’abstention, crut bon de souligner un bien peigné au premier rang.

-          Quoi l’abstention, répondit Frédéric L. Quoi l’abstention ? Je ne suis pas comme ces rigolos d’en face qui veulent nous faire croire que l’abstention les a desservis. N’importe lequel des statisticiens vous dira qu’une abstention inférieure à 98% sur un vote national, entraine automatiquement la validation des résultats au niveau national.

Devant l’état d’incompréhension de certains, il précisa :

-          Disons que 40% de votants, ça constitue le plus grand échantillon que l’on puisse trouver. Et que les résultats, avec 99% de votants auraient au maximum, varié de 2 à 3% pour nous. Or, en considérant cette variation comme positive pour nous, ce qui serait plutôt dangereux je pense, et en considérant que nos « alliés » aient fait de même, le total des voix de droite n’atteint toujours pas 50%. Bref, nous sommes minoritaires dans le pays !


Certains bougeaient la tête en signe de dénégation. D’autres semblaient vouloir argumenter, pinailler, bref, faire les politiciens. Mais Frédéric L. avait eu pour consigne d’enfoncer le clou. Il la respecta :

-          Mais enfin, ce n’est pas si compliqué ! Nous avons gagné car nous étions unis derrière notre Nénuphar Sublime ! Ils ont perdu car ils étaient divisés derrière une forêt de champignons fades ! Les régionales qui viennent ne pourront bien se passer pour nous qu’à la seule condition d’une guerre ouverte entre les écolos et les socialos. Dans le cas contraire, nous ne regagnerons rien ! Bref, pour en terminer avec ce point, le Nénuphar Sacré n’a qu’un mot d’ordre à vous faire passer : faîtes votre possible pour garder les écolos à 16% ! Souvenez-vous du mal que nous ont fait les bas du front dans le passé ! Demain, si Daniel C-B. joue le rôle de neunoeil, la Martine A. n’a pas fini d’avoir des cauchemars !


-         

L’angoisse se lisait dans bien des yeux. La ceinture Neuilly Auteuil Passy risquait de se désolidariser si Frédéric L. osait avancer des incongruités. Il le savait, le Nénuphar l’avait briefé.

-          Mais non, ne vous inquiétez pas ! Il ne s’agit pas de s’allier avec eux, il s’agit de leur donner du crédit en les traitant en dignes adversaires, puisque concernés par les problèmes les plus graves. Notre propos sera de montrer que les socialos-communiss ne pensent qu’au pouvoir alors que nous et les écolos rouges pensons au bien de l’humanité ! Ainsi, ils resteront à 15%, leur maximum, et nous récupérons au moins 4 régions, avant de réélire le Nabab Sidéral dans la facilité en 2012 ! C’est stratégique !


Les applaudissements qui suivirent firent frémir le slip kangourou de Frédéric L. Enfin, il endossait une stature véritable dans ce parti de nantis et de réseaux de pouvoir. Enfin, il allait les intégrer, ces réseaux, et faire briller son étoile de plus en plus. Enfin, il monterait en puissance ! Il eut envie de mettre sa main devant son estomac mais jugea le geste prématuré.

 

Pendant ce temps, ce sont les deux mains de Xavier B. qui étaient posés sur son estomac. En effet, le Nestor Souriant, en sortant du lieu d’aisance, lui avait simplement lancé : Alors Xavier, tu veux ma mort ?

Pétrifié, il avait failli s’évanouir. Pour reprendre ses esprits, il avait alors bu le café destiné à son chef que celui-ci avait décliné, en oubliant sa composition impropre à la digestion. Le mélange salé faisait maintenant son effet. Xavier B. se sentait malade, mais malade ! Il avait même apprécié que le Nénuphar le laisse seul sans lui demander de l’accompagner, ce qui l’aurait fait pleurer auparavant, car il savait qu’il allait avoir des problèmes gastriques très rapidement. Or le peu de dignité lui restant lui commandait de vivre cette épreuve seul. Abandonné de tous, il se sentait tel le pitbull attaché sur une aire d’autoroute, se demandant quand son maître reviendrait lui caresser la tête.

 

Le Nénuphar, rasséréné par sa séance d’introspection stomacale, rejoignit la salle où il entra en fanfare. Il aimait montrer qu’il pouvait vaincre tous les obstacles, même le panaché. Il monta à la tribune sous les acclamations et interrogea du regard le jeune Frédéric L. Celui-ci lui fit comprendre que tout se passait bien. Le message aux godillots était passé : achever les trosko-socialo-laxisto avant de se faire réélire.

-          Tout va bien pour moi, ne vous inquiétez pas, dit-il. Je remercie Frédéric de vous avoir présenté mon analyse et je vous remercie de l’avoir écoutée. Mais maintenant que vous comprenez que nous n’avons plus de réserves, je vais parler d’avenir avec vous et plus précisément, je vais parler de ma succession.


Un silence de cathédrale se fit. Certains eurent le souffle coupé, d’autres s’évanouirent. Comment !!? Une succession !!? Mais non, mais non ! Ce n’était pas possible, Il ne pouvait songer les abandonner !

 

Nous en reparlerons plus tard…

 

Vive l’union,

Vive l’oignon,

Vive le pognon !

Par Bojemoï - Publié dans : Evidences évidentes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 17:20

Dépêche n°69
Date : 13/06/09
Lien : on verra plus tard.


Voici donc les meilleurs moments de ce discours, prouvant la capacité de Notre Savant à la réflexion stratégique et son incapacité à l’éloquence distinguée et  à supporter le panaché.

-          Allez, asseyez-vous, magnez-vous, j’ai pas que ça à faire ! commença-t-il,

-          Nicolas, Nicolas, Nic… enchaînèrent quelques trublions boutonneux, placés près du buffet.

-          Oh ça va la claque ! Je vais les distribuer si vous ne vous taisez pas rapidement ! Je sais bien que l’heure n’est pas si grave mais il serait bon d’arrêter de croire qu’il n’y a plus rien à faire !


Devant l’ire présidentielle, les derniers rebelles se calmèrent.

-          Bon, puisque certains, dit-il en regardant Xavier B. qui s’enfonça dans son siège en rougissant de plus belle, pensent être les organisateurs de cette « victoire », je vais être obligé de mettre les points sur les i. Et je ferai ça rapidement ! Si vous êtes à ce niveau, c’est grâce à moi. Point barre. C’est compris ?


Personne ne répondant, il reprit :

-          Bon, maintenant que c’est clair, je vais vous présenter l’analyse en trois points préparée par le C.H.I.C.H.O.N. que « certains » (même regard appuyé dans la direction de Xavier B., maintenant de la couleur d’un homard après un bain dans une marmite) pensaient pouvoir ignorer. Mais d’abord, j’ai soif, apportez-moi du jus de pomme.


Xavier B. se précipita vers le buffet, distribua quelques claques à ceux qui osaient le priver du droit de servir son maître, et apporta rapidement un jus de pomme pour lequel je fus surpris de voir apparaître un faux col. L’émotion qui l’étreignait l’avait fait confondre jus de pomme et panaché.


Le Nénuphar Sacré en but une gorgée, sembla l’apprécier, ce qui fit venir aux lèvres de Xavier B. un sourire béat – l’espoir du pardon de son maître – et reprit :

-          Le premier point, c’est évidemment la défaite des socialo-communiss. Certes, c’est une raclée, une branlée, une tripotée, une….

-          Dégelée ? osa Patrick D., assis silencieusement dans son coin.

-          … oui une dégelée mon bon Patrick, répondit le chef.


Patrick D. regarda alors Xavier B. avec un sourire derrière lequel une forêt de sarcasmes se dissimulait difficilement. Xavier, lui, semblait considérer l’idée du seppuku, le suicide rituel nippon avec sympathie.

-          Bref, le genre de défaite qui peut entraîner vers l’abîme ou vers les sommets.


La surprise se lisant dans la plupart des regards de l’assistance, le Nabab Sacré eut une moue de mécontentement.

-          Mais oui, bande de ramollis du souvenir ! Rappelez-vous, l’époque où ce jeune dirigeant politique brillant mais incompris faisait 12% aux européennes ! Rappelez-vous les sarcasmes issus de ce PS à 29% et de son propre camp ! Rappelez-vous son exil volontaire pour fuir les quolibets et les poignards de ses « amis », prompts à le sacrifier sur l’autel d’une carrière ministérielle !  

-          Mais de qui parle-t-il ? chuchota Roselyne B. à sa voisine Michelle A-M.

-          J’imagine que c’est de lui répondit la flamboyante passonaria des gendarmes, magnifiquement habillée d’un treillis en véritable poil de djeuns de banlieue.


Le Nirvanesque Saumon reprit :

-          Oui, rappelez-vous tout ça même si certains parmi vous se trouvaient dans cette cohorte de spadassassins !


Les regards échangés par différents cadres du parti furent, en cet instant, très clairs. Nombreux étaient ceux qui, en parcourant l’assistance, essayaient de trouver celui ou celle qui aurait eu une conduite moins glorieuse que la sienne propre. Chacun mesurait l’ampleur des ses mauvais choix passés à l’échelle de celle des autres. Même les plus jeunes s’inquiétaient et se demandaient si leurs mentors respectifs avaient fait partie du « bon camp », celui du leader éternel, malheureusement très dépeuplé à l’époque. En l’occurrence, Patrick D. était aux anges. Relégué dans son ministère de la Relance, une bonne blague en ces temps de crise, il était stigmatisé par ses « amis » depuis les déroutes successives aux régionales et aux municipales. Mais il avait l’immense avantage, en cette heure dédiée au souvenir de l’exil du chef, de se voir paré du titre d’  « historique », rare parmi les rares à ne l’avoir pas abandonné quand tout semblait perdu. On vit donc des jeunes un peu plus vifs que les autres lui adresser des signes de la main, histoire de faire un pari sur l’avenir. Patrick D. les ignora, savourant la débâcle de Xavier B., vilipendé en public pour son incapacité à comprendre la situation, tout en ayant l’immense malheur de n’avoir pas existé politiquement quand le Nénuphar Sacré était dans les choux, en 1999.

-          Bref, nul ne peut dire maintenant que dans 3 ans, à l’heure de ma réélection, n’apparaîtra pas un leader de gauche capable de rassembler ce vaste puzzle délirant qui la constitue aujourd’hui ! D’ailleurs, à l’heure où les plus jeunes d’entre vous pensaient encore seulement à convaincre leurs pères de leur acheter un poney où à leurs angoisses pour savoir si Marie-Ernestine et ses appâts étaient compatibles avec leurs professions de foi à Saint Nicolas du Chardonnay, l’ancêtre de notre parti, le Rassemblement Populaire et Ringard, était entouré sur sa droite par Alain M. et Philippe de V., le fou du puy, et sur sa gauche, déjà, par les successeurs de Valéry G.E., la grande andouille du Puy de Dôme. Nous allions de petites victoires en grandes défaites et on nous surnommait la « Droite la plus conne du monde ! ».


L’assemblée était maintenant totalement coite. Cette leçon d’histoire politique semblait, ô surprise, les intéresser.

-          Or, ne voyez-vous pas la situation du Parti de Solférino aujourd’hui ? A sa gauche, une constellation de partis se réclamant d’autant de tendances qu’il existe de leaders et à sa droite, un centre délirant mené par un ambitieux incontrôlable. Il suffirait que l’un d’entre eux ait un charisme supérieur à celui d’une moule pour qu’une union, contre nature mais électoralement vivable,  voit le jour ! Et alors, là, il serait bon de refaire les comptes, non ?


Une sorte d’angoisse diffuse se propageait lentement. Comme après un match de l’équipe de France de l’ère post-Zidane, quand on avait compris que les lendemains seraient annonciateurs de Raymond D. ou de spectacles plus dignes de Waterloo que d’Austerlitz.


Le Neuneu Supervitaminé termina son jus de pomme à la bière et en redemanda un autre avant de continuer :

-          Dès lors, j’estime qu’il serait stupide de prendre le pari qu’il est impossible qu’un semblable ennemi apparaisse. Donc, quand je vous vois danser sur cette prétendue victoire, ça m’énerve ! D’autant que je fais déjà tout le boulot !


Certains essayèrent d’applaudir mais un regard noir du Nestor Simplex les calma complètement.

-          A votre avis, qu’est-ce que l’ouverture ? Une lubie ? Un amusement ? Une politique ? Mais non, bande de truffes, c’est une tactique ! Comme je sais que ceux d’en face sont comme vous, à savoir prêts à vendre père et mère pour un poste ministériel, je les engage sur la voie de la trahison et donc sur la voie de la division de leur camp !


Curieusement, Eric B., le supporter le plus fervent du Numéro Star, sembla à ce moment là peu à son aise. Roselyne B., par contre, semblait comprendre quelque chose. Elle s’en confia à sa voisine :

-          Ahhh, c’est pour ça qu’il m’a mis Bernard L. dans les pattes !

La générale la regarda et se contenta de sourire.

-          Et là l’ouverture, elle a du plomb dans l’aile ! Vous croyez peut-être que je vais confier quoi que ce soit à un type qui lançait des pavés en 1968, à l’heure où nous étions au bord de la dictapur, euh, de la dicpatur, euh, non, de la chienlit communisss ? Hein, avec qui que je vais me la faire, l’ouvertunauture, maintenant que les écololorouges sont à 16% ? Hein avec qui ? Avec Eva la pasjolie ? Celle qui veut tous nous foutre en taule, enfin surtout vous ? Avec le josé B., que j’ai moi-même foutu en taule si souvent ? Ahhhh, mais vous conscientisationner le problème, tas de boul… euh tas de pantoufmes… euh… j’ai encore soif c’est dingue !


Xavier B., qui connaissait son chef, s’aperçut soudain qu’il avait fait une tragique méprise. Ce n’était pas du jus de pomme qu’il lui avait apporté ! Le Nénuphar Sacré devenait de plus en plus rouge et, visiblement, avait de plus en plus de mal à articuler. Mais comment lui remplacer son verre par du jus de pomme véritable ? Et comment ne pas se faire accuser de crime de lèse-majesté ? Torturé par ses pensées, il eut soudain une brusque envie de se faire tout petit et se précipita aux toilettes, conscient que son malaise risquait de lui porter aux intestins.

-          Non, je dis non ! Le Nénuphar Sacré tapait sur le lutrin supportant le micro tel  un syndicaliste découvrant le résultat de négociations salariales. Il n’est pas question que j’autorise cette rouquine à lunettes à s’asseoir au sein du conseil des ministres ! Che sais quil ne veut pas, mais même si elle voulait, che foudrai pas !


Et bong, le lutrin tomba, assassiné par le dernier coup violent porté par le présidentiel bras. Le Nénuphar manqua de tomber mais son garde du corps personnel le rattrapa in extrémis.

Ce fut la panique mais Notre Seigneur se redressa brusquement et, conscient de ses limites, il demanda à Frédéric L., son porte-parole, de continuer son discours. Il s’agissait pour lui d’aborder le point numéro 2 : l’état du Parti à l’heure de cette victoire inquiétante.

 

Nous en reparlerons plus tard…


Vive les mélanges
Vive les analystes politiques
Et vive les sagagas !
 

 

Par Bojemoï - Publié dans : Evidences évidentes
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:26

Dépêche n°68
Date : 09/06/09
Lien : y'en a pas, on verra plus tard
.

Chers païens, mécréants et autres infidèles,

 

Aujourd’hui, le C.H.I.C.H.O.N. (Communication Harmonieuse Incorporated Copyrught House of Nico) voudrait, pour votre bien et votre édification, vous narrer la dernière réunion en date avec notre principal client, l’Unique et Magnifique Parti du peuple. Qu’est-ce qu’on a rigolé, nous autres membres du C.H.I.C.H.O.N., c’était à se tordre !


D’abord, il faut savoir que cette réunion avait été prévue de longue date, afin que nous puissions débriefer les cadres du parti et commenter les résultats des élections. Or, en arrivant dans la salle, munis de notre analyse en 3 points, prêts à expliquer aux nouveaux élus et aux autres pourquoi il fallait faire attention à des résultats en trompe-l’œil, nous avons été accueillis de manière plutôt curieuse.


En effet, à peine avions nous franchi la porte qu’une clameur s’est élevée et que nos noms ont été scandés : « Chichon, chichon, vive les chichons !! » « Chichon, chichon, vive les chichons !!! » etc.

Les jeunes du parti, toujours prêts à faire la claque s’étaient lâchés : les carrés hermès trainaient partout ; les cravates étaient autour des fronts et un de mes collaborateurs a cru distinguer des panachés au milieu des jus de pommes au sein du buffet.

Au milieu de ces jeunes excités, Xavier B., un peu rouge sous l’effort, dansait sur un rythme endiablé, comme seul Enrico M. sait les concocter. Mais en nous voyant, le premier secrétaire s’est arrêté, à rajusté sa cravate, et est venu vers nous. Ce faisant, il a demandé le calme et s’est emparé du micro, qu’un « fils de » utilisait dans une imitation de Jean-Pierre R. imitant Johnny H. Ca sentait la transpiration et les lendemains de fête foraine.

-          Mes amis, a-t-il commencé, mes amis, veuillez regagner vos places afin que nous puissions réfléchir à notre grande victoire, notre triomphe, qui est avant tout VOTRE victoire !

-          Xavier, Xavier, Xavier répondit la foule.

-          Merci mes amis, merci. Mais vous avez raison de crier victoire, car, sous l’égide de notre président….

-          Nicolas, nicolas, nicolas ont fait les jeunes,

-          Oui, c’est lui ! Donc sous son égide et celle de son premier commis…

-          François, françois, françois… ont repris les excités en mocassins à cloche.

-          Nous avons enfin réussi à faire gagner…

-          Les truffes, les truffes, les truffes ont enchaîné les rebelles de Neuilly Auteuil Passy


Ca a fait bien rire Xavier, qui a quand même réussi à obtenir le silence.

-          Et aujourd’hui, nous voudrions remercier nos amis du C.H.I.C.H.O.N. et …

-          Du chichon, du chichon, du chichon, ont continué les fatigants

-          Et, je disais, leur souhaiter le meilleur, car ils ont bien rempli leur rôle. Car aujourd’hui, mes amis, la preuve est faite que nous pouvons gagner les bras dans le dos et les yeux bandés face aux hordes socialo-communistes qui n’arrivent même pas à dépasser les 20% !

-          Ouaiaiaiaiaiaiaiaiais ! ont hurlé les fans de johnny.


A ce moment là, ils ont entamé une danse curieuse, en hurlant un refrain bizarre « Ah ah ah la queue leu leu » en s’attrapant par la taille et en faisant le tour de la salle en se dandinant tels des campeurs à Palavas les flots, un soir d’élection de miss camping.

Xavier B. est alors venu vers nous, son sourire professionnel bien accroché et a réussi à nous dire : « Bon, les spins doctors, vous pouvez remballer votre débriefing et nous laisser faire la fête. Grace à mon génie, le parti a gagné des élections alors que depuis 30 ans, aucun parti au pouvoir ne l’avait fait. Vous êtes gentils, vous comprenez que nous n’avons aucun besoin de vous et vous vous eclipsez discrètement. Le boss va venir et je pense que ce ne sera pas pour vous écouter. On a prévu un karaoké Gérard Lenorman pour lui faire une surprise et vous faîtes tâche dans le tableau. On vous enverra votre chèque. So long, les spins ! »


Nous nous sommes regardés, nous nous sommes compris et nous avons fait demi-tour. Ne jamais contrarier le client est un de nos principes, surtout quand il est certain qu’il fera appel de nouveau à nous. Ca nous permet en plus d’augmenter les tarifs. En fait on rigolait bien de voir comment la situation tournait.


Nous avons refermé la porte alors que les joyeux entamaient la danse des canards et nous sommes repartis vers nos limousines, quand nous avons croisé le Boss et son escorte (une compagnie de CRS).

-          C’est déjà fini ? nous a-t-il dit.

-          Non, cher client, j’ai répondu (en tant que boss du Chichon il n’y a que moi qui peut parler à sa majesté), Xavier B. vient de nous congédier avant même que nous ne puissions commencer.

-          Queouaaaah ! a-t-il répondu. Et pour quel motif ?

-          Motif de victoire, votre grandeur.

-          Ah le con, ah le con ! J’en étais sûr, il a la tête qui enfle, c’est ça ? Il pense qu’il n’a plus besoin de vous !

-          C’est effectivement le cas, votre seigneurie.

-          Venez avec moi.

Et nous avons fait demi-tour, à la suite du Nabab Sacré.


Il est rentré violemment dans la salle, laissant une demi-compagnie de CRS filtrer les entrées, et s’est dirigé vers le micro. Malheureusement, passant derrière les fauteuils situés sur l’estrade, il était quasiment invisible et ses supporters ne l’ont pas vu s’approcher. Ces derniers ont donc été très surpris lorsqu’ils ont entendu hurler dans le micro :

-          Qu’est-ce que c’est que ce bordel ! Nom de moi-même, mais qu’est-ce que vous faites, tas de dégénérés !

Ca a cassé l’ambiance tout de suite et, instantanément, tout le monde s’est assis. Les cravates se sont rajustées, les jupes se sont lissées et sont redescendues à des hauteurs plus dignes de leur rang, les mèches se sont repeignées et j’ai même vu quelques gros bras emmener de force aux toilettes ceux qui avaient abusé du panaché. Xavier B. a baissé la tête et s’est glissé près de son maître en disant « C’est vrai ils exagèrent, maître. Ce n’est pas moi qui les ai incité à tout ça, c’est Jean-françois C. »

-          Il est là, l’avocat ? a demandé le Nénuphar Sacré.

-          Non, il vient de partir, seigneur.

-          Je me le ferai plus tard. En attendant, assieds-toi et ferme-là.

-          Oui maître.


Alors, le Nirvanesque Saumon nous a demandé de s’installer autour de lui. Il a posé son micro et nous a serré la main à tous, un par un, en exprimant suffisamment fort un merci que toute la salle a entendu. J’étais aux anges car je savais que le fonctionnement du courtisan lui ordonnant de faire tout ce que le maître a fait, nos contrats en vue des élections régionales allaient être fort nombreux. Tant que nous ne serions pas en disgrâce, nous étions officiellement des chouchous. Xavier B. réalisait son erreur et lui, je savais qu’il nous en voudrait à mort. Mais ça ne me gênait pas, je n’aime pas les assureurs.

Le Nabab Sacré est alors monté sur le piédestal installé à son intention, pour dominer la salle et a entamé un discours à l’usage de ses supporters. Ce discours étant relativement long, je le reprendrai in extenso dans la prochaine dépêche. Sachez seulement qu’à la fin d’icelui, l’ambiance n’était plus tout à fait la même et que Xavier B. eut un seul commentaire, un "Pardon maître" qui me fait rire encore.

Vive la politique électoraliste,
Vive les oeillères,
Et vive le journalisme de flaque d'eau !

Le C.H.I.C.H.O.N.

Par Bojemoï - Publié dans : Evidences évidentes
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

  • : Le blog de Bojemoï
  • Le blog de Bojemoï
  • : Humour
  • : Le site ou l'on peut vivre un quinquennat dans les partis ! Partis, mouvements, courants, que l'on ne trouve nulle part ailleurs mais qui communiquent ici, grâce à l'A.F.B., l'agence France Bojemoï.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recommander

Profil

  • Bojemoï
  • Le blog de Bojemoï
  • Homme
  • La Réunion
  • Humour Politique
  • Fondateur de l'Agence France Bojemoï, je suis un journaliste honteux. Je diffuse des dépêches en faveur du pouvoir le rouge aux joues

Flux RSS

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus